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Le Centre de crise National a déjà ouvert 54 nouveaux dossiers de personnes menacées en 2026

Les flashs d'une voiture de police avec le texte "Actuellement, 193 personnes bénéficient de mesures de protection dans notre pays"

Au cours des six premiers mois de 2026, le Centre de crise National a ouvert 54 nouveaux dossiers concernant des personnes menacées dans l'exercice de leurs fonctions. Un même dossier peut rassembler plusieurs personnes, ce qui explique pourquoi ces 54 nouveaux dossiers concernent au total 81 personnes.

193 personnes actuellement menacées en en Belgique

Dans neuf des 54 dossiers ouverts cette année, la menace n’est plus d’actualité et le dossier a pu être classé après quelques semaines ou quelques mois. Si l'on ajoute les dossiers ouverts les années précédents, et qui sont actuellement toujours en cours, aux dossiers ouverts cette année, on compte à ce jour 139 dossiers ouverts pour un total de 193 personnes.

Ces dossiers concernent toujours de personnes menacées dans l'exercice de leurs fonctions, de leur profession ou de leur rôle social. Il peut s’agir, par exemple, de personnalités politiques, de policiers, de fonctionnaires, de magistrats…

Lorsqu'il s'agit de cas de terrorisme ou d'extrémisme, une analyse est réalisée par l'Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace (OCAM). Dans le cas des organisations criminelles, l'analyse est faite par la Police Fédérale. Sur cette base, le NCCN élabore des mesures spécifiques adaptées à chaque dossier et à chaque personne concernée.

Impact de la criminalité organisée

Si l'on compare les chiffres de 2026 à ceux de 2025, on constate une légère augmentation du nombre de personnes concernées. Au cours du premier semestre 2025, 46 dossiers ont, en effet, été ouverts pour 59 personnes concernées.

Il n'est toutefois pas possible d'apporter une explication univoque à l'évolution du nombre de dossiers au fil des années. Une piste de réflexion pourrait se trouver dans la l’augmentation de la rapidité et du suivi des signalements de menace, ainsi que dans une attention accrue portée à la protection des personnes menacées.

Au cours des cinq dernières années, le NCCN a toutefois constaté un impact croissant de la criminalité organisée sur le nombre de dossiers ouverts. Il s'agit notamment de menaces émanant du milieu criminel à l'encontre, entre autres, de policiers, de magistrats, de personnel pénitentiaire, d'hommes politiques, etc. 

Les interventions fructueuses menées à l'encontre de certaines figures clés du milieu criminel ont également donné lieu à des tensions et à des actes d'intimidation. Le NCCN continue de suivre ce phénomène en collaboration avec ses partenaires.

Mesures

Afin d’assurer la protection des personnes menacées, le NCCN définit des mesures sur base d'une analyse de la menace effectuée par l’OCAM. Dans un premier temps les adaptations de l'environnement de vie sont privilégiées pour réduire le risque autant que possible (en évitant certains lieux, par exemple). Des mesures de protection complémentaires peuvent ensuite être mises en place.

Parmi ces mesures, on peut citer, par exemple, le conseil, le contact permanent avec la police locale, des patrouilles régulières, ou même la protection personnelle permanente (appelée “la protection rapprochée”) ou l'hébergement dans un logement sécurisé.

De telles mesures ont toutefois un impact particulièrement important sur la personne concernée, son environnement et les services de police.

Pour des raisons de sécurité, le Centre de crise National ne communique jamais sur la nature des mesures prises, sur l’ensemble des mesures possibles ou sur un dossier particulier.