Sommet OTAN des 11 et 12 juillet 2018 : Sécurité et mobilité

Sécurité au quotidien
Les 11 et 12 juillet 2018, un nouveau Sommet formel de l’OTAN a eu lieu à Bruxelles. Si le nouveau Siège de l’OTAN accueillait toutes les délégations en journée, le site du Musée Art et Histoire au Cinquantenaire était quant à lui l’hôte de dîners officiels.

L’organisation d’un tel sommet nécessite une grande mobilisation de la part des autorités belges et une coordination des nombreux acteurs et partenaires impliqués. Par une approche intégrée et intégrale de la sécurité, ils veillent ensemble à la sécurité de la population et des personnalités étrangères présentes sur le territoire belge ainsi qu’à limiter l’impact d’un tel évènement international sur la vie quotidienne des riverains, commerçants et usagers.

Pour répondre au besoin d’information en terme de périmètres de sécurité et de plan de mobilité, une communication a été réalisée au préalable et sera poursuivie en continu afin de maintenir comme à chaque fois une ville ouverte.

Une grande expertise pour une efficacité reconnue

Eu égard aux conventions internationales en la matière, la sécurité des personnalités (Chefs d'Etat et de Gouvernement, ministres, haut-représentants…) lors de leur visite et déplacements, ainsi que celle des institutions diplomatiques et internationales présentes sur un territoire, incombe à l’Etat hôte.

En tant qu’Etat hôte depuis 2002 de la quasi-totalité des Sommets européens, la Belgique a une longue tradition et donc beaucoup d’expériences dans l’organisation et la sécurité de tels événements.

Tous les aspects en termes d’organisation et de sécurité sont abordés à l’avance dans le cadre d’une préparation minutieuse et ce, en présence de tous les services et autorités concernés : du programme détaillé à l’évaluation de la menace tant au niveau du terrorisme que de l’ordre public, en passant par les mesures de sécurité appropriées prises à titre de précaution et de protection ainsi que les questions liées aux services médicaux de secours.

 

Des mesures de sécurité adaptées aux évaluations de la menace et analyses opérationnelles

Comme pour tout Sommet international, une coordination tant au niveau stratégique qu’opérationnel est mise en place. Le Centre de crise national mène une concertation et une collaboration renforcées avec autorités et services (inter)nationaux concernés afin de garantir la sécurité de tous, le droit à la liberté d’expression et de manifestation ainsi qu’une gestion négociée de l’espace public.

L’Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace(OCAM) a réalisé différentes évaluations relatives aux différents sites concernés, pour les différents Chefs d’Etat et de Gouvernement ainsi que leur délégation, mais également concernant les manifestations, déjà annoncées, qui peuvent avoir un impact sur l’ordre public.

Le déroulement du Sommet ne remet pas en question le niveau de menace fixé par l’OCAM pour l’ensemble du pays, soit un niveau 2 (sur une échelle de 4). La présence de certaines personnalités et la réaction qui peut en découler a amené l’OCAM à notifier certaines recommandations particulières. Pour des raisons de sécurité, aucun détail ne sera communiqué à ce propos. Avec ses services-partenaires, l’OCAM continue à suivre la situation, adaptera ces recommandations en conséquence et en informera les autorités.

Sur base de cette analyse d’éventuelles menaces à l’égard d'une institution, d'une personnalité ou d’un événement, le Centre de crise national prend -au nom du Ministre de la Sécurité et de l’Intérieur- des mesures de sécurité à titre de précaution et de protection. Celles-ci sont adaptées en fonction de nouvelles informations en provenance de l’OCAM ou de ses partenaires. Les mesures de sécurité sont transmises par la suite aux différents services pour exécution sur le terrain.

 

Des événements sécurisés dans le respect de chacun

Des mesures de sécurité sont d’application quotidiennement en Belgique afin de garantir la sécurité de la population. Dans le cadre de ce Sommet OTAN et des évènements qui en découlent, des mesures préventives complémentaires de sécurité ont bien évidemment été prises notamment pour la protection des institutions et des VIPS concernés impliquant notamment escortes des délégations, établissement de périmètres de sécurité ou contrôle de l’espace aérien.

Si des collaborations existent avec les services de sécurité étrangers pour préparer et veiller ensemble à la sécurité de leur Chef d’Etat ou de Gouvernement, la coordination de la sécurité des personnalités en visite chez nous reste entre les mains des autorités belges, dans le cadre et les limites fixés par la Belgique.

Entre le 10 et le 12 juillet 2018, la direction opérationnelle des dispositifs policiers mis en place sera de la responsabilité du Chef de corps de la police locale de Bruxelles CAPITALE Ixelles.Celui-ci pourra compter dans ce cadre sur un renfort de la police fédérale, des autres zones de la police locale (plus de 2.000), ainsi que de la Défense.

Différentes manifestations ont d’ores et déjà été signalées voire autorisées par les Bourgmestres concernés et ce, dans le respect du droit à la liberté d’expression et de manifestation ainsi que dans le cadre d’une gestion négociée de l’espace public.

Face à un tel événement international et aux manifestations qui en découleraient, un certain équilibre est à chaque fois recherché afin de garantir une vie quotidienne la plus normale qui soit aux riverains, commerçants et autres usagers concernés, suivant un principe de « ville ouverte ».

 

Une information préalable, des riverains en particulier

Dans le cadre de la tenue du Sommet, quatre périmètres de sécurité seront prévus, ces derniers imposant des mesures spécifiques en matière de circulation et de stationnement. Les citoyens les plus concernés car riverains des sites de l’OTAN et du Cinquantenaire, voire de certaines institutions, hôtels et ambassades, sont invités à prendre connaissance des informations pratiques diffusées via les médias et sites web (http://www.polbru.be). Une lettre d’information a également été diffusée en toute-boîte, afin notamment d’apporter des informations précises quant à la mobilité dans leur quartier ou encore aux différents périmètres de sécurité mis en place.

Il est demandé à chacun une certaine compréhension et un respect quant aux mesures de sécurité qui seront mises en place. La police mettra tout en œuvre pour limiter l’impact de ces mesures spécifiques sur la vie quotidienne.

En ce qui concerne la mobilité à Bruxelles, il est conseillé aux citoyens de suivre les recommandations de la police locale de Bruxelles CAPITALE Ixelles, notamment les informations diffusées via son compte Twitter (@zpz_polbru). Il est par ailleurs rappelé de ne pas contacter le 112 pour des missions non-urgentes, mais de signaler bien entendu le cas échéant tout objet ou comportement suspect.