Sécurité nucléaire : la sécurité et l’information du citoyen comme priorités

Planification d'urgence
Plans d'urgenceCommunication des risques
La vigilance est continue et l'exigence de sécurité constante, comme le démontre la mise à l'arrêt actuelle, le temps des analyses détaillées des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2. De nombreuses actions et exercices sont menés pour veiller à optimaliser en continu la sécurité des citoyens.
BELGA

Suite à l’action menée par Greenpeace ce vendredi 5 avril 2013 devant le 16, rue de la Loi, le Premier ministre, Elio Di Rupo, et la Vice-Première ministre et ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet, souhaitent rappeler que la sécurité et l’information de la population face à tous les risques, quels qu’ils soient (inondations, explosions, accidents routiers, nucléaires ou chimiques), est et a toujours été une priorité des autorités impliquées dans la planification d’urgence et la gestion de crise.

La vigilance est continue et l'exigence de sécurité constante, comme le démontre la mise à l'arrêt actuelle, le temps des analyses détaillées des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2. De nombreuses actions et exercices sont menés pour veiller à optimaliser en continu la sécurité des citoyens.

Le Premier ministre et la ministre de l’Intérieur ont pris connaissance du rapport et des remarques formulées par Greenpeace à l’encontre de la planification d’urgence nucléaire. Des représentants de Greenpeace avaient d’ailleurs été reçus au cabinet de l’Intérieur en janvier dernier afin d’aborder avec eux la planification d’urgence et la gestion de crise liées au risque nucléaire. Le Centre de crise du SPF Intérieur a également démontré une grande disponibilité envers Greenpeace par une discussion ouverte qui a eu lieu le 6 décembre dernier dans ses locaux. Greenpeace a en outre reçu, comme demandé, tous les plans nucléaires nationaux et provinciaux relatifs aux centrales nucléaires belges.


Les mesures de planification d'urgence sont précises et adaptées aux impératifs liés à l'activité nucléaire. Par ailleurs, chaque Bourgmestre et Gouverneur dispose d’un Plan Général d’Urgence et d’Intervention (PGUI) afin de préparer sa commune ou province à agir face à toute situation d’urgence pour la sécurité de leurs citoyens. Grâce à une concertation et coordination entre tous les acteurs locaux concernés (services d’urgence et d’intervention, fonctionnaires communaux de planification d’urgence et de communication de crise, experts, etc.), une Cellule de sécurité veille à l’opérationnalisation et à l’amélioration continue des procédures et plans d’urgence. Anticiper pour mieux gérer a toujours été le fil conducteur face aux risques, quels qu’ils soient.


Identifié depuis longtemps, le risque nucléaire nécessite, comme d’autres risques, des procédures et plans d’urgence spécifiques. Au niveau national, il existe un Plan national d’urgence nucléaire et radiologique (Arrêté Royal du 17 octobre 2003). Au niveau provincial, les Gouverneurs concernés par les zones de planification d’urgence nucléaire disposent quant à eux d’un Plan Particulier d’Urgence et d’Intervention (PPUI).

Il est essentiel de rappeler qu’un plan d’urgence est toujours évolutif et en amélioration continue. Une actualisation du Plan national d’urgence nucléaire est d’ailleurs en cours de réalisation à la demande de la ministre de l'Intérieur et sur la base des évaluations en cours,

  • afin d’intégrer les développements de la planification d’urgence ainsi que les leçons tirées des événements (comme l’accident nucléaire à Fukushima) et exercices nucléaires de ces dernières années ;
  • en accord avec les discussions internationales menées entre experts et avec nos pays voisins ;
  • conformément aux conclusions de l’audit mené par l’AIEA en 2010 pour la centrale nucléaire de Doel (OSART) qui soulignait notamment la prise en charge exemplaire par les autorités belges de leurs responsabilités face au risque et en cas d’accident nucléaire.


Par un programme annuel rigoureux, outre la participation à différents exercices internationaux, le Centre de crise organise chaque année, en collaboration avec l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN), de nombreux exercices nucléaires afin de veiller à l’amélioration continue des procédures et plans d’urgence de toutes les autorités nationales, provinciales ou communales concernées :

  • tous les ans, un exercice est organisé pour les centrales nucléaires de Doel et Tihange ;
  • tous les 2 ans, un exercice est organisé pour l’IRE et les sites nucléaires dans la région de Mol-Dessel ;
  • tous les 3 ans, un exercice de grand ampleur est organisé (Doel en 2009 – Tihange en 2012) ;


Pendant deux jours, s’est en effet déroulé en novembre 2012 un exercice de grande ampleur simulant un incident à la Centrale nucléaire d’Electrabel à Tihange. Des centaines de collaborateurs des autorités nationales, régionales, provinciales et communales, des services d’urgence et d’intervention ainsi que de l’exploitant du site, Electrabel ont testé ensemble leurs procédures d’urgence. Grâce notamment à une expérience inédite avec l’IHECS et ses étudiants simulant médias et citoyens, ces 36 heures d’exercice ont permis à chacun de confronter ses plans et procédures dans le cadre d’une simulation très réaliste et avec une interaction continue. La synthèse des conclusions de l’exercice sera prochainement diffusée, reprenant les principales constatations et les actions d’amélioration envisagées.

Ces exercices, ainsi que l’ensemble des actions menées pour garantir la sécurité de la population, seront toujours d’application face à l’existence d’un risque, nucléaire en l’occurrence.


Face aux risques, l’information préventive des citoyens est aussi primordiale. C’est pour cette raison que le Centre de crise a notamment mené en mars 2011 une Campagne nationale d’information sur le risque nucléaire. Un site web http://www.risquenucleaire.be/ est accessible en permanence afin de mettre l’information utile à disposition de chacun. Outre des sessions d’information organisées régulièrement pour sensibiliser la population se situant près d’un site nucléaire, un test trimestriel des sirènes d’alerte est organisé afin de rappeler à chacun l’attention nécessaire face au risque seveso ou nucléaire ainsi que les bons réflexes à adopter. Le dernier test a eu lieu pas plus tard que hier midi, jeudi 4 avril, avec une information circulant notamment via les médias sociaux.


Plus que jamais, Elio Di Rupo et Joëlle Milquet rappellent, pour conclure, que le gouvernement défend trois priorités :

  • transparence ;
  • vigilance ;
  • sécurité.

La sécurité des habitants et des travailleurs est et sera toujours la priorité dans toutes les décisions ou analyses de situation.