BE-ALERT: Un nouveau système d’alerte de la population

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En situation d’urgence, le citoyen est le premier acteur de sa propre sécurité. Pour bien (ré)agir, il doit disposer au plus tôt de la bonne information. La Ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet, et le Centre de crise national (SPF Intérieur) lancent aujourd’hui un projet pour un système d’alerte et d’information de la population: BE-ALERT.
Logo Be-Alert

Tous les Gouverneurs de Province ainsi que 33 Communes pilotes sont en train de tester cet outil qui sera ensuite mis à la disposition de toutes les autorités responsables de la planification d’urgence et de la gestion de crise en Belgique pour la fin de l’année 2014 ou au maximum pour 2015.

Avec ce projet, en partant d’une application cartographique informatisée, l’autorité peut alerter une population déterminée en envoyant un message écrit ou vocal sur les téléphones fixes ou mobiles répertoriés dans une zone (pré)définie (zone circulaire ou spécifique).

BE-Alert permettra in fine en effet à toutes les autorités compétentes en matière de gestion de crise d’utiliser, via une approche intégrée et complémentaire, tous les canaux d’alerte disponibles.


BE-ALERT, un premier outil pratique en voie de développement

Le nouveau système national d’alerte et d’information de la population, BE-ALERT, entre aujourd’hui dans une première phase concrète : tester l’application afin de développer in fine un outil adapté aux besoins du terrain.
Actuellement, BE-ALERT permet une alerte via plusieurs canaux complémentaires :
• Message vocal sur téléphone fixe ou mobile
• Message écrit via SMS
• Message écrit via courriel (avec ou sans fichier attaché)
• Message écrit vers FAX

BE-ALERT a été mis sur pied dans le cadre de l’alerte et de l’information de la population en situation d’urgence, pour :

- Envoyer des messages individuels (Population Alert System) d’alerte ou d’information à des citoyens concernés par une (potentielle) situation d’urgence (en phase de menace, de préalerte ou d’alerte réelle);

- Envoyer des messages d’alerte ou d’information à des groupes de citoyens prédéfinis (Group Alert System) en fonction d’un risque, d’une zone de planification d’urgence ou encore de leur appartenance à un groupe-cible (directeurs d’écoles ou d’entreprises, riverains d’un site seveso, journalistes comme canaux d’alerte médiatique, sourds et malentendants, médecins,...).

Dans cette phase pilote, les autorités concernées pourront également envoyer automatiquement des messages d'alerte via leurs comptes Twitter et Facebook. Il est donc conseillé à chacun de suivre dès à présent les comptes officiels de sa Commune, de son Gouverneur ou du Centre de Crise au niveau national. Grâce à une analyse commune de cet outil par les autorités pilotes, ce système est appelé à se développer : il permettra notamment une alerte ciblée et géo-localisée en intégrant d’autres canaux modernes et complémentaires.

Dans un premier temps, chaque citoyen est dès lors invité à s’inscrire via www.be-alert.be : il pourra recevoir directement, si nécessaire en fonction de la situation d’urgence, un message d’alerte des autorités via son GSM ou téléphone fixe.

 

Une seconde étape imminente : l’envoi  gratuit de sms géo-localisés à la population par tous les opérateurs sans préinscription via une technologie adaptée

Par ailleurs, pour aller plus loin, la ministre de l’Intérieur et le ministre de l’Economie ont élaboré un projet de législation obligeant les opérateurs de téléphonie d’être en capacité d’envoyer des sms à la population gratuitement à la demande des autorités administratives. Ce projet sera discuté en groupe de travail dans les jours qui viennent pour être déposé et voté, nous l’espérons, avant la fin de la législature, ce qui constituera un pas de géant en matière de sécurité et d’information à la population.

Une mission de consultance sur l’alerte géo-localisée, initiée par le Centre de crise, aboutira d’ailleurs fin juin 2014 à la publication d’un rapport établi sur la base d’échanges constructifs avec les opérateurs de téléphonie mobile et des expériences d’autres pays, mais également des informations obtenues auprès de firmes spécialisées en la matière. Ce rapport décrira les différentes technologies possibles pour alerter la population d’une zone géographiquement définie (sans qu’une préinscription ne soit nécessaire) non seulement sur les téléphones mobiles, mais également via d’autres moyens de communication existants ou à venir.